L’Ecole Secondaire des Beaux-Arts de Phnom Penh

« L’école secondaire des beaux arts de Phnom Penh est le gardien indéniable des traditions khmères les plus anciennes ».

L’école des arts a été fondée en 1918 sous le protectorat français , et dépendait de l’université royale des beaux arts. L’enseignements artistique y a perduré jusqu’à  la prise de pouvoir par les Khmers rouges  en 1975 et l’extermination des professeurs et artistes. Certains ont pu se sauver en cachant leur véritable identité et ainsi transmettre leur savoir.

Cours de danse apsara en 1980

L’école  khmère des  arts a été réouverte en 1980 grâce aux efforts de quelques personnes conscientes de la nécessité de transmission de la culture traditionnelle khmère, après la chute du régime de Pol Pot.

Le nouveau gouvernement  a souhaité le retour des arts traditionnels  et leur enseignement au Cambodge. Cela a permis au peuple cambodgien de  commencer à retrouver la fierté de sa culture tout en reconstruisant son identité nationale. A cette époque d’anciens baraquements de l’armée tenaient lieu d’école.

En 2006, l’école est séparée de la faculté royale des beaux arts et devient l’école secondaire des beaux arts. C’est le seul établissement  public enseignant toutes les disciplines artistiques,  il dépend du ministère de la culture, et devrait sous peu relever du ministère de l’éducation.  L’école est le passage obligé  à franchir pour les élèves qui souhaitent devenir artistes ou professeurs d’arts.  En effet, parmi les professeurs  figurent en grand nombre les meilleurs artistes du pays.

Elle compte aujourd’hui 1000 élèves dont 180 pensionnaires venant de différentes provinces. L’année scolaire est divisée en deux semestres  de 15 semaines. Les cours artistiques ont lieu le matin, et l’enseignement scolaire l’après-midi. Un effort est apporté pour que le niveau scolaire corresponde aux standards internationaux.

Néanmoins, la participation financière du gouvernement est insuffisante, et le manque de fournitures scolaires basiques,  d’entretien, d’équipements,  ne permettent pas un enseignement dans de bonnes conditions. Cette situation met en péril la pérennité  de la culture cambodgienne et de son apprentissage.

théâtre à rénover

Pour autant, l’école demeure le lien indispensable à la préservation et à la transmission des arts khmers.